A quoi ça sert ? On l'a vu mille fois ! Tout le monde connaît toute l'histoire par coeur ! C'est juste pour se faire encore un peu plus de fric ! Ça n'apporte rien à l'histoire...
Bah pourtant, avec Monsieur Caouic, on s'est réservé quelques heures pour aller voir... Star Wars en 3D ! Et ça valait largement le coup de faire de la route - dans l'espoir vain de profiter d'un écran iMax, du coup Monsieur Caouic a pris un gros pot de pop-corn salé pour se consoler - et de revoir l'épisode 1.
Alors c'est sûr, la 3D ne fait pas de cette ouverture de la saga un chef-d'oeuvre, le meilleur des six. Mais outre le fait que l'on se replonge avec délices dans les prémices de ce grand conte pour grands, franchement, la 3D fait vibrer à fond. J'avais déjà eu les tripes retournées la première fois lors de la course de modules, remportée brillamment malgré l'adversité par Anakin. En 3D, imaginez... J'ai fait les quatre coins de la salle, ou au moins j'ai eu l'impression. Vivement le prochain opus !
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jeudi 8 mars 2012
dimanche 4 mars 2012
Fra, mi amore !
Entre lui et moi, tout a commencé à l'été 2005 je crois, à Florence, alors que je montais l'escalier d'un couvent près d'une jolie place écrasée de soleil. Après la dernière marche, annoncée par mon Guide du routard qui prévoyais une bonne séance de syndrome de Stendhal, l'Annonciation de Fra Angelico.
Je ne m'en suis jamais remise. Depuis, je vous aux annonciations un culte révérencieux, cherchant toujours la sienne dans celles des autres.
Je ne m'en suis jamais remise. Depuis, je vous aux annonciations un culte révérencieux, cherchant toujours la sienne dans celles des autres.
Evidemment, impossible de manquer l'expo qui lui était consacrée, à lui et aux autres peintres de la lumière, au musée Jacquemart-André jusqu'au début de cette année. L'occasion parfaite pour une virée avec ma Grande Amie, particulièrement inspirée (voir le post suivant)...
Fra, mon Fra, donne, me semble-t-il, un visage humain à ses sujets pour la première fois : ils ne ressemblent pas, je trouve, à des icones, des vues de l'esprit... Ils ont le visage de la douceur, de la souffrance, de la pureté, de la colère, de tant de choses humaines et divines à la fois, entre lesquelles Fra tisse des ponts lumineux, dorés, éthérés autant qu'incarnés, viscéraux, etc. J'ose même affirmer que Fra a inventé la 3D. J'en veux pour preuve cette toile où la Vierge, grande héroîne fraesque, trône encore sur le meilleur spot de la toile, avec tambours, trompettes et un auditoire de choix, agencé en utilisant, je vous jure, la troisième dimension de profondeur grâce aux aplats dorés - dont Fra était un maître incontesté... Des Vierges à l'enfant, plus douces les unes que les autres, mais aussi l'impensable : Fra avait des nègres ! Et de vieux grimoires enluminés par le génie italien ! Et puis ce Couronnement, que j'évoquais quelques lignes plus haut :
Tintin au pays de la 3D
Et si je le boycottais purement et simplement ? On en parlait déjà depuis trop longtemps, et il y avait déjà tellement d'enjeux financiers autour de ce film ! Et puis finalement, j'y suis allée... pas tout à fait le premier soir, mais le second. Et c'était vraiment bien, Tintin.
Dès le générique, qu'il ne faut vraiment pas louper en traînant du côté des pop-corn, Spielberg pose là toute son admiration du seul maître qui soit pour lui dans cette aventure : Hergé. Tout le début n'est qu'une succession de sihouettes des personnages principaux, servis par la police de caractère bien spécifique. Un premier hommage. Puis, une fois le film commencé, on se trouve sur un marché aux puces où un personnage croque un autre, crayon à la main. On ne voit pas le sujet mais on reconnaît bien Hergé dans les traits du dessinateur de rue. Il montre son portrait au modèle : le portrait, c'est Tintin, celui de la BD. C'en est presque émouvant. On découvre alors les traits du Tintin du XXIème siècle, celui de l'ère de la 3D et de la performance capture, cette technique qui allie le vrai acteur et l'image de synthèse dans un hybride intéressant. Et l'on comprend tout : que Spielberg ait tant voulu faire ce film, qu'il ait tant attendu d'avoir accès à ce niveau de technologie. Son Tintin est précisément entre la BD et l'humain, et il n'est pas bizarre, pas "trop" incarné, fidèle à lui-même. Ainsi en va-t-il également des autres personnages, le brave Milou y compris.
L'aventure commence, les lunettes bien calées sur le nez, pour les petits et les grands rassemblés dans un même rêve : voir enfin Tintin bouger, parler, se bagarrer, mener l'enquête, rencontrer Haddock, etc. Le capitaine n'a pas forcément tiré son épingle du jeu : les scénaristes américains ont salement forcé sur son alcoolisme et sa bêtise. Mais on a l'Haddock des albums dans les yeux et dans le coeur, alors on l'aime et on est évidemment fans de ses salves d'injures fameuses.
Bravo, M. Spielberg. Bravo et merci pour le bon moment.
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