dimanche 4 mars 2012

Harry, élevé à la baguette


Tous les ans environ, c'est notre rendez-vous, le rendez-vous... Après avoir dévoré les sept tomes des aventures merveilleuses d'Harry Potter, Miss Ck, Miss PoOn et moi-même nous ruons dans les salles obscures pour goûter ses péripéties rocambolesques sur grand écran. Bien sûr, il y a une part de nous qui est déçue : comment rendre en deux heures et demie, même en scindant un livre en deux, toute la teneur du propos de J.K. Rowling ? Impossible.
Nous voilà donc, hier soir, devant un grand écran tout neuf pour vibrer et sursauter aussi, souvent.
L'intrigue et la mise en scène grandissent et évoluent avec les personnages. On a quasiment oublié le petit Harry de la Chambre des secrets et ses rebondissements basiques. Dans cette part one des Reliques de la mort, après un beau crescendo depuis la Coupe de feu, chaque scène regorge d'interprétations, de références, de symboles. J'adore ça. Il y a l'histoire par elle-même, captivante, mais aussi les personnages que l'on suit depuis plusieurs longs-métrages et dont l'évolution est passionnante et vraisemblable ; il y a aussi les décors, les costumes, ce voile sur la forêt des origines dans laquelle les trois héros se cachent. Trois héros qui se déchirent aussi, ce n'est pas aussi simple que cela, d'être un héros adolescent... Et puis l'Ennemi ultime qui parvient à rallier à sa cause les plus hautes sphères de l'administration magique, avec tout ce que cela implique : des scènes complètement totalitaires, tout y est. Ça fait froid dans le dos.
Un autre élément, dont l'évidence m'a beaucoup fait penser à Nico Bibi : dans cet opus, les héros sont fugitifs. A tel point qu'ils sont vite séparés de leurs amis et leur famille, et se trouvent pendant tout une partie du film livrés à eux-mêmes, dans des endroits apparemment hors du monde : surtout des forêts. On se rappelle que la forêt bordant Poudlard s'appelait "La Forêt interdite", très très périlleuse car regorgeant de créatures étranges et menaçantes... Heureusement, Hermione connaît les sortilèges de protection. Et dès qu'ils s'installent quelque part, c'est la premier réflexe : créer un champ sécurisé autour de leur campement. Harry et Ron prennent la relève, plus tard. Leur fuite, leurs courses devant les ennemis qui veulent faire main basse sur eux, leur précautions, leurs geôles aussi, tout m'a cruellement rappelé le sort de clandestins, quels qu'ils soient. Or je suis à peu près assurée cette image persistante, enveloppante, étouffante, aurait sauté aux yeux de Nico Bibi aussi.
On a beaucoup reproché à ce septième film d'être lent. Je ne comprends pas ce reproche... Harry et ses amis se cachent, guettent, veillent à tour de rôle, s'engueulent, réfléchissent, agissent aussi. La pression est palpable, pendant les deux heures et demie qui passent, à mon avis, très très vite. Deux heures noires, gluantes, terrorisantes, sans espoir, mais envoûtantes !
La fin, la vraie fin grandiose, est prévue pour juillet. En attendant, comme Miss Ck, on peut relire le tome 7 pour s'en imprégner et profiter à fond du terme de la saga. Ralala, la fin... Y a-t-il une vie après Harry Potter ?

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