dimanche 4 mars 2012

Patates douces


On m'en avait tellement parlé, j'avais vu son titre dans tans d'articles, que, peut-être j'en attendais trop. Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, prêté par une N'Alex enthousiaste, m'a ravie comme devant une énorme glace en plein juillet. Et puis, si la lecture a certes été rapide et addictive, c'est au lendemain de l'achèvement de la lecture que le réel avis vient : c'était bien, mais pas top. Certes on ne lit pas tous les jours, et c'est tant mieux, des Sur la route ou des D'autres Vies que la mienne... Mais il reste de ce Cercle et de ces Patates, une fois épluchées, un sentiment vieux rose de voilages froufroutants, une belle histoire et un décor originaux mais qui sont, je crois, dépassés par le véritable inédit de ce roman : le fait qu'il soit épistolaire. Ce n'est plus la mode, cela ne se fait plus beaucoup ou, tout du moins, n'a plus la côte. Là, l'intrigue se dévoile à coup de missives entre de nombreux destinataires. Cela requiert un peu d'attention et permet d'être plus poreux au fond de l'histoire. Voilà donc ma sentence : la forme est probablement plus catchy que le fond, dans le Cercle... La guerre, l'après-guerre, Jersey qui panse ses plaies quand une jeune auteure fanfaronne au bras du tout-Londres, et puis la rencontre proprement incroyable entre ces deux mondes. On se dit qu'aujourd'hui, les deux héros (l'un "plouc" apparent de Jersey, l'autre it girl londonienne) auraient consommé vite fait bien fait une relation à la petite semaine via Facebook et Twitter... Alors que là...



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