dimanche 4 mars 2012

Trois petites notes de terreur


Trois nouvelles vite lues, vraiment bien troussées, qui prennent à la gorge, dans un crescendo de tension... Je ne connaissais pas Didier Van Cauwelaert comme ça. Les romans que j'ai lus de lui sont de belles histoires, mais rien de si viscéral. Là, il entremêle de loin ses personnages dans trois histoires qui n'ont rien à voir les unes avec les autres. La première se termine de manière assez inattendue, cruelle ; la deuxième fait croire au paranormal comme à une probable réalité ; la dernière, à l'instar de la maison qu'elle met en scène, exerce fascination et frayeur dans le même temps. Rien de plus naturel, dès lors, qu'il ait appelé ce petit recueil Attirances. Dans cette perspective, c'est bien la troisième histoire qui me reste à l'esprit. Une famille en conflit gare sa caravane estivale sur un terrain abandonné au milieu d'un zone réservée à l'armée. Non loin de là, une maison en friche elle aussi, vouée à la destruction, commence à pratiquer sur le père de famille, qui s'est tu toute sa vie entre des rêves de jeunesse révolus, une épouse acariâtre, des enfants qu'il ne comprend pas et un métier assez avilissant pour l'ancien acteur qu'il est, une attraction exponentielle. De mentale, elle devient sexuelle et entraîne l'homme à dire merde à peu près à tout. Rien à voir avec l'atmosphère de villégiature love de l'instant, quelque part entre Saint-Malo et Dinan, mais vraiment, un bon petit bouquin qui ne tombe pas des mains...

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