dimanche 4 mars 2012

"Homo, facho, parano"

Un Clint Eastwood, on y va les yeux fermés... et puis on les ouvre grand pour goûter le talent du grand monsieur. Là, on découvre l'histoire du fondateur du FBI, personnalité à part restée aux commandes pendant des décennies. "Homo, facho, parano", résumait parfaitement les Inrocks à la Une de leur numéro de cette semaine. 






Au-delà de l'homme de pouvoir et de tout ce qu'il a instauré (obsession du fichage, écoutes téléphoniques) et de ce qu'il a commis (racisme, affaires), on s'imprègne de plus en plus, à mesure que le film se déroule, de l'intime du personnage. Il n'en devient pas un héros, ce salaud, mais... comment dire... on y est, là, avec lui, sa mère omniprésente et fondamentalement castratrice, sa secrétaire fidèle pendant toutes ses années, après avoir refusé de l'épouser, et puis ce fameux Mr Tolson, lui aussi de l'extérieur un proche avec qui il déjeune et dîne quotidiennement, avec qui il partage week-ends et vacances... Et voilà notre Clint qui nous sert, quand on attendait trivialement un biopic sur l'histoire du FBI... une belle histoire d'amour. Compliquée, honteuse, pas consommée, mais belle. Depuis, j'ai lu plusieurs papiers sur le film et sur Eastwood : partout, on lit qu'il est républicain, de droite. Ah bon ? Il n'en a pas moins réussi de belle manière son Brokeback Mountain à lui ! Avec un Leonardo Di Caprio magistral, mais est-il besoin de le souligner ? Une mention aussi aux maquilleurs qui ont permis le prodige de garder Leo pour jouer John Edgar Hoover à tous les âges, de 20 à 80 ans pratiquement. Une question, dès lors : pourquoi le maquillage de Tolson était-il si différent, si peu vraisemblable à côté de celui de Leo ?

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